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balikbayan Description du blog :
Carnets journaliers de mes voyages dans le monde avec photos, anecdotes et recettes de cuisine. Catégorie : Blog Voyage Date de création :
14.11.2007 Dernière mise à jour :
29.06.2008
Maryjame, la fille de Maria et Jimmy, a planté du maïs au fond du terrain où nous avons la maison et le moment de la récolte est venu. Toute la famille est dans le champ entrain d’égrainer le maïs y compris le bébé.
Ce matin il nous faut aller en ville faire quelques courses. Le barangay captain et sa femme viennent déjeuner à la maison. Maria va préparer un singang, j’ai fait un poulet basquaise et je ferai des crêpes en dessert. Il me faut une bouteille de rhum pour flamber les crêpes et quelques bouteilles de bière. C’est le dimanche des rameaux et nous croisons de nombreuses motos qui ramènent les gens de la messe avec leurs rameaux en feuilles cocotier ou bananier tressées.
Pendant ce temps Marita assise dans l’herbe contemple le paysage. Depuis toujours elle rêve d’avoir une maison à cet endroit. Mais pour l’instant il n’y a aucun accès et je doute qu’une route soit construite un jour à cet endroit. De plus le barangay captain lui redit qu’il ne donnera jamais le permis de construire pour des raisons de sécurité. C’est le passage des rebelles du NPA et il n’est pas question que des étrangers viennent s’installer à cet endroit. Marita a beau répéter que la responsable du NPA ici est Concha, une de ses meilleures amies, rien n’y fait.
Une fois le bornage fait, on le fait approuver par toutes les parties en présence et on espère que maintenant les choses vont rentrer dans l’ordre.
Les personnes qui cultivaient jusqu’à ce jour sur ce terrain proposent de continuer à y travailler en nous payant un loyer. On leur demande de passer à la maison demain après midi pour en discuter.
Puis on rentre à la maison après avoir invité le barangay captain et sa femme à déjeuner demain.
Pendant que l’un tient la ficelle à partir de l’endroit repéré, un autre avance vers le nouveau point qu’il va marquer à l’aide d’une branche d’arbre qu’il coupe avec sa machette et qu’il plante en terre.
Chacun donne son avis, ils ont des repères de terrain qu’ils connaissent bien. On mesure une ficelle, on prend la direction grâce à ces repères de terrain, ici on n’utilise pas la boussole.
C’est à partir de cette borne qui marque la limite des communes de Bulak Sur, Alapasko et Nangka et avec les indications de la description technique des lots de notre titre de propriété que nous allons effectuer le nouveau bornage.
Pour retirer les grains restants on frotte l’épi sur un morceau de pneu jusqu’à ce qu’ils soient tous détachés. Ensuite les grains sont séchés au soleil, mis dans des sacs de 50kg et livrés au groupeur qui paye royalement 800 pesos (15€) par sac
Nous avons rendez-vous vers 9h avec le barangay captain et les 2 propriétaires qui jouxtent notre terrain sur le lot 29. Nous savons que la borne cadastrale a été déplacée et que de ce fait les voisins ont récupéré plus d’un hectare de terrain; Nous leur proposons soit de régler ce problème à l’amiable soit de mettre l’affaire entre les mains de notre avocat. Le barangay captain leur explique que déplacer une borne cadastrale placée par le ministère de la réforme agraire relève du tribunal correctionnel.
Après s’être consultés les deux voisins choisissent la solution à l’amiable.
Toute cette discussion a lieu devant la maison d’un des voisins. Pendant la tractation qui se fait en Ilonggo et à laquelle je ne peux participer pour la simple raison que je ne comprends rien à ce qui se dit, j’en profite pour regarder autour un jeune qui égrène du maïs ; dans un premier temps il fait glisser son épis de maïs dans un bambou coupé en deux, dans lequel on a fait un trou et placé un clou pointe en l’air