Voyage 2008
Posté le 27.03.2008 par balikbayan
Loding nous envoie un texto pour nous dire qu’il a trouvé un moyen de descendre le maïs de la montagne sans trop d’efforts et sans risque de perte et nous demande de venir voir son procédé. Jusqu’à présent une fois coupé le maïs était mis dans des sacs et stockés sur une plateforme en haut de la montagne. La batteuse était hissée à dos d’hommes jusqu’à cette plateforme. Une fois battu les grains de maïs étaient mis dans des sacs de 50kg et descendus jusqu’à la route à dos d’hommes. Non seulement c’était fatiguant mais souvent il y avait des sacs qui tombaient et qui éclataient ce qui fait qu’on enregistrait pas mal de perte de maïs.
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Posté le 27.03.2008 par balikbayan
Matinée de repos, nous en avons bien besoin. Voilà que vers 11h arrivent les 12 apôtres. Maria nous explique que tous les ans ils passent ici pour déjeuner. Ce ne sont pas les mêmes que ceux que nous avons rencontrés hier. Ceux là viennent d’un autre barangay. Dès qu’ils arrivent, ils retirent leur déguisement qui est en nylon et qui leur tient très chaud Ils se reposent un instant puis se rhabillent dressent un petit autel dans un coin de la maison à l’aide d’un crucifix et de quelques bougies et se mettent à prier à genoux.
Puis ils passent à table. Maria leur a préparé du poulet, du poisson et du riz. Après le repas ils reprennent leur tournée et collectent riz, argent ou œufs pour l’église.
Entre temps la femme d’un fermier vient nous voir pour nous demander de leur vendre le terrain qu’ils cultivent. Elle nous a apporté en cadeau une quinzaine d’œufs de canne très frais. Nous n’avons pas besoin de nous déguiser en apôtre et faire le tour des maisons pour prier, les œufs viennent à nous sans que nous les demandions.
A 14h nous avons rendez-vous à l’école pour initier les enseignants à la méthode d’anglais. Pendant que Marita leur explique la méthode je réunis les enfants présents et à tour de rôle je leur apprends le maniement du clavier et de la souris. Pour tous c’est la première fois qu’ils touchent un ordinateur et ils en sont ravis.
En fin d’après midi nous démontons le matériel qui est remis dans les boites et qui va être stocké en lieu sûr jusqu’à la rentrée des classes en juin.
Retour à la maison. Mari-O et son mari Tony arrivent quelques instants plus tard. Ils vont rester avec nous jusqu’à samedi.
Posté le 27.03.2008 par balikbayan
J’en profite pour observer les choses autour de moi : les sacs de maïs que l’on apporte sur le terrain de basket afin d’être chargés sur les camions de ramassage, les motos qui, servent de taxi mais à qui l’on donne aussi une liste de courses à faire à la ville, les carabaos que l’on amène à la rivière et soudain au fond d’une tente j’aperçois deux machines à sous et un jukebox, voilà le « progrès » qui arrive. La nuit commence à tomber et les moustiques font leur apparition, je presse Marita car je n’ai pas envie de me faire dévorer.
Posté le 26.03.2008 par balikbayan
A 14h nous avons rendez-vous avec le Punong Barangay de Bulak Norte. Il nous faut régler le problème de 3 ou 4 fermiers qui ne donnent plus signe de vie et dont il faut récupérer les terres pour les attribuer à d’autres. Cela nous mobilise jusqu’à près de 18h. Pour être plus juste je devrai dire que cela mobilise Marita surtout et m’immobilise sur le bord de la route.
Posté le 26.03.2008 par balikbayan
En repartant nous dépassons sur la route un groupe de personnes dont le costume ne nous aurait pas surpris si nous avions été en Afrique du Nord, mais ici… Ils nous demandent de les emmener en voiture jusqu’au barangay suivant qui est sur notre chemin. Ce sont en fait des gens qui pendant la semaine sainte jouent le rôle des apôtres et qui vont de villages en villages et de maisons en maisons porter la bonne parole en échange de quelques kilos de riz.
Posté le 26.03.2008 par balikbayan
Nous avons une fois de plus rendez-vous avec le barangay captain que l’on appelle ici Punong barangay sur notre lot 29. Cette fois ci nous devons planter une haie pour fixer la limite du terrain. Il y a deux jours nous avions mis une ficelle tendue d’un point à un autre. Nous avons engagé 5 ouvriers pour faire ce travail. Le tarif journalier a été fixé par le barangay captain et nous ne devons pas le dépasser. C’est 100 pesos (1,65€) la journée. Nous sommes très réservés sur ce salaire mais on nous dit que l’on doit respecter ce qui se fait sous peine de détruire un certain équilibre. Nous comprenons maintenant pourquoi nos fermiers ont des difficultés pour payer leur loyer.
A midi nous nous retrouvons encore chez le Barangay captain pour déjeuner. Cela ne nous réjouit pas particulièrement car nous ne connaissons pas l’origine de l’eau qui entre dans la préparation des plats et le niveau d’hygiène, mais nous ne pouvons pas refuser sous peine de vexer.
Posté le 26.03.2008 par balikbayan
A midi nous allons déjeuner chez le barangay captain qui a tenu à nous rendre notre invitation et après le déjeuner, qui aux Philippines ne dure jamais plus d’une heure, nous retournons à l’école car nous avons promis aux enfants de mettre la salle de documentation en libre service. Les livres sont sur une table à leur disposition et je leur montre comment on peut accéder aux encyclopédies qui sont installées sur l’ordinateur. A 17h nous fermons la salle et gardons les clés jusqu’à mercredi car nous devons faire une formation des instituteurs, Marita à l’utilisation de la méthode d’anglais et moi à l’utilisation de l’ordinateur.
Posté le 26.03.2008 par balikbayan
Marita leur explique pourquoi nous avons transformé le projet de salle d’informatique en salle de documentation et leur explique aussi la provenance des fonds qui ont été investis dans cette salle de documentation. Elle leur dit que ce que les donateurs français leur ont donné ce n’est pas simplement des machines mais la possibilité via ces machines d’accéder aux connaissances et à l’information.
Posté le 26.03.2008 par balikbayan
Les enfants, qui depuis quelques jours avaient déserté l’école, sont venus voir. Une centaine d’enfants se sont installés sur les quelques tabourets que nous avons apportés et par terre.
Posté le 26.03.2008 par balikbayan
La salle de documentation est terminée et le matériel installé; les enfants et les enseignants sont venus voir.