Voyage 2006
Posté le 14.11.2007 par Nicolas Lucien
C'est le pseudo que nous avons choisi pour ce blog. Balikbayan signifie en Tagalog, la langue nationale des Philippines, "celui qui revient au pays"
Au cours de notre dernier voyage nous avions systématiquement envoyé notre carnet de voyage à tous nos amis et connaissances. Ce n'est que plus tard que nous nous sommes dit que tous n'avaient peut-être pas apprécié cette pollution de leur boite mail.
Une ex-collègue de travail, spécialiste de la communication et pour qui toutes les nouvelles technologies en matière de communication n'ont plus de secrets (elle va surement se reconnaitre) m'a dit un jour:" sois à la page et créé ton blog". Mon quoi? Voilà encore un de ces mots que je me dois de découvrir pour pouvoir rester dans le coup.
Et bien aujourd'hui, c'est fait. Pour notre prochain voyage photos, commentaires et recettes seront sur le blog; je ne polluerai plus les boites mail. Un seul courriel (définitivement je préfère le mot français) sera celui qui fera part du départ et qui indiquera l'adresse du blog. Libre à ceux que ça intéresse d'y aller voir.
Ainsi j'aurai aussi la possibilité d'y inclure quelques petites vidéos, ce qui rendra le reportage plus vivant. Dommage qu'on ne puisse pas encore y joindre les odeurs, mais je suis sûr que ça va venir.
Posté le 14.11.2007 par balikbayan
Lever 5h30… voilà, c’est le départ. Hier soir, je devrai plutôt dire ce matin, nous nous sommes couchés à 2h car nos valises n’étaient pas encore prêtes.
France, qui a dormi à la maison, nous a conduit à l’aéroport. Nous enregistrons nos bagages jusqu’à Manille, et nous passons les formalités de police. Dans la petite valise que nous avons en cabine, Marita a mis la trousse de toilette. Elle a oublié d’en retirer la paire de ciseaux qu’elle a apporté exprès pour pouvoir me couper les cheveux. Les agents de sécurité nous proposent soit de la donner à quelqu'un qui nous a accompagné soit de la détruire. Je redescends en courant les escaliers pour la donner à France. J’arrive juste au moment où elle vient de partir. Je laisse donc la paire de ciseaux au comptoir Air France.
8h10 Arrivée à Charles de Gaulle à l’heure. Il pleut et il fait 12°.
10h50 Au moment de l’embarquement pour Amsterdam, nous apprenons que l’avion n’est pas arrivé et que nous allons avoir une demi heure de retard qui a fini par être une heure.
12h30 Décollage.
13h15 Nous atterrissons à Amsterdam sous la pluie et il fait 12°.
13h30 Arrivée dans l’aérogare salle A, nous devons nous rendre en salle F. Un panneau indique qu’il faut 20 à 25 minutes et notre avion pour Manille doit décoller à 14h05. Autant dire que c’est mission impossible car nous devons passer les contrôles de police puisque nous quittons la zone Chengen.
Une course s’engage sur les tapis roulants ; heureusement qu’il y en a tout du long. Au contrôle de police nous passons devant tout le monde en criant «departure in 5 minutes ». Le policier nous regarde bizarrement puis, vu notre tête et notre essoufflement, nous fait passer sans même regarder nos passeports.
14h00 Nous voici en salle de départ. Tous les passagers n’ont pas encore embarqué et la fille qui contrôle les cartes d’embarquement nous dit qu’il ne fallait pas courir l'avion a du retard. Il y a encore 15 minutes avant le départ.
14h10 Nous sommes enfin dans l’avion. L’avion est plein 90% de philippins qui travaillent à l’étranger ; une majorité en Espagne, apprendrons-nous plus tard. Ce vol assure la correspondance avec un vol en provenance de Madrid.
La première surprise à bord c’est de voir l’altitude à -2mètres. Nous sommes bien aux Pays-Bas.
La deuxième surprise c’est la mauvaise qualité des repas qui nous sont servis et du service en général. Quelle différence avec Air France, Singapour Airlines ou Cathay Pacifique.
Posté le 14.11.2007 par balikbayan
8h10 Nous atterrissons à Manille. Il fait gris, humide et la température est de 29°.
Là nouvelle surprise, nos bagages manquent à l’appel. Soudain, nous entendons appeler « passenger Nicolas ». Nous nous rendons au bureau et on nous informe qu’ils viennent de recevoir un fax d’Amsterdam disant qu’il n’a pas été possible d’embarquer nos valises avant le départ de l’avion, mais qu’elles arriveront par l’avion de demain même heure et qu’elles nous seront livrées à notre hôtel.
Mila, une amie de Marita, nous attend et elle nous conduit à notre hôtel. Sur le trajet nous prenons la mesure de l’importance tu typhon qui a touché Manille la semaine dernière : arbres arrachés, poteaux téléphoniques et électriques cassés …..
La sœur de Marita nous a réservé une chambre dans un hôtel en principe réservé aux religieux en voyage ; c’est le centre Pape Pie XII. Je comprends maintenant pourquoi lorsque nous avons donné l’adresse au préposé aux bagages, il s’est adressé à moi en m’appelant « mon père ». Il devait se demander ce que je faisais avec une femme qui porte le même nom que moi.
L’hôtel est un peu éloigné du centre des affaires, Makati, mais la chambre est spacieuse, propre et très confortable. De plus elle ne coute que 1250 pesos soit 19 euros.
Après y avoir déposé les quelques affaires que nous avions en bagage à main, nous nous rendons, toujours avec Mila, à Makati où nous commençons par nous restaurer vu que dans l’avion nous n’avons pratiquement rien mangé. Après déjeuner, nous nous occupons de faire réactiver notre téléphone portable philippin, et nous allons à la banque retirer un peu d’argent.
Je laisse Marita avec son amie et je me rends à l’ambassade de France où j’ai rendez-vous avec Raphaëlle Deau, coordinateur de coopération culturelle. Cecilia Garrucho, présidente de PETA, Abigail Billones, officier de liaison internationale et Cris se joignent à nous. Il nous faut régler tous les problèmes concernant la venue de deux jeunes comédiennes à l’Outil Théâtre à Montpellier. Pratiquement tout le staff de l’ambassade a changé depuis notre dernière visite. Nous sommes très agréablement surpris par l’accueil chaleureux des services.
Nous rencontrons le consul ainsi que Thierry Mixa, l’attaché consulaire chargé des visas. Il donne quelques informations et nous demande de revenir le lendemain avec les documents nécessaires pour le visa.
Après l’ambassade, je rejoins Marita et son amie nous allons prendre un pot accompagné d’une sorte de" kémia" composée de crabes, rondelles d’oignons et de sèches en beignets. Puis Mila nous ramène à notre hôtel. Nous allons consulter notre courrier électronique et nous rentons nous coucher car la journée a été longue et harassante.
Posté le 14.11.2007 par balikbayan
Nous nous levons vers 8h. Le temps est splendide. Un beau soleil illumine la ville. Il fait 28° mais toujours très humide. Pas le temps de prendre un petit déjeuner, nous avons un rendez-vous à l’ambassade avec monsieur Mixa, le consul, à 10h et, avec la circulation, nous ne savons pas combien de temps il va falloir pour y aller. Nous faisons appeler un taxi et nous voilà partis. Le chauffeur râle contre la circulation, contre la corruption qui fait que l’on ne met pas en place suffisamment de moyens de transports en commun et, de fil en aiguille, il nous dit qu’il n’y a pas assez d’emplois, que les gens qualifiés quittent le pays pour aller travailler à l’étranger, que lui est ingénieur en mécanique mais que n’ayant pas de boulot, il a décidé de faire taxi, que sa femme est partie travailler en Grèce et que ses enfants, aussitôt sortis de l’université, sont partis aux Etats-Unis. Ce qui l’inquiétait le plus c’est sa femme, qui n’a que 45 ans, qui lui dit qu’elle a de nombreux prétendants, et il sait que 90% des femmes qui vont travailler à l’étranger ne reviennent plus.
Nous arrivons à l’ambassade avec 20 minutes d’avance. Nous avons donc le temps de prendre un petit déjeuner au café qui est au rez-de-chaussée de l’immeuble. Corn flakes, mangue fraiche et un excellent thé.
Notre rendez-vous se passe très bien et vers midi tout est pratiquement réglé.
Nous allons à Glorietta, l’immense centre commercial au cœur de Makati. Nous avons quelques achats urgents à faire puis nous prenons un taxi pour rentrer à notre hôtel. Nos bagages sont enfin arrivés et ont été livrés. Diner sur place puis nous allons nous coucher de bonne heure car nous n’avons pas encore récupéré du voyage.
Pour donner une idée du cout de la vie à Manille, la capitale, où tout est beaucoup plus cher qu’en province : taxi prise en charge 4,5 euros puis 3€ du kilomètre ; déjeuner au restaurant du centre commercial : entrée, poisson grillé, légumes, boisson 1,30€ par personne.
Posté le 14.11.2007 par balikbayan
Aujourd’hui, nous allons passer notre journée à PETA. Depuis un an, ils ont emménagé dans leurs nouveaux locaux : c’est un bâtiment de 3 étages qu’ils ont fait construire grâce à des donations sur un terrain que leur a donné le ministère de l’éducation. Ce centre se trouve à Quezon City, une ville nouvelle construite dans les années 75 et où se trouve l’université des Philippines. Leur centre est très fonctionnel avec une salle de spectacle sur les trois niveaux, ce qui leur permet d’accueillir environ 300 personnes, de grandes salles de réunions modulables, un restaurant et les bureaux administratifs. Il faut dire qu’ils ont 26 permanents dont un certain nombre de bénévoles. Nous rencontrons Anna et Julia qui se préparent à partir pour Montpellier.
Posté le 14.11.2007 par balikbayan
Nous faisons un rapide tour d’horizon avec elles, puis nous déjeunons sur place et à 14h30 nous assistons au spectacle « Don Q » dans lequel elles jouent toutes les deux ainsi que Ian qui était venu à Montpellier pour les Polyscènes que l’Outil Théâtre avait organisées en 2004.
En fait, le roman de Cervantès n’est qu’une trame : il s’agit d’un jeune dont les deux parents travaillent à l’étranger, le père à Dubaï et la mère à Londres, et qui est resté aux philippines avec sa nounou. Il communique avec eux via internet et surtout passe beaucoup de temps à un jeu de rôle sur le net avec d’autres jeunes. Au cours de ce jeu, il se prend pour un héros qui veut changer le monde et défendre tous les enfants qui n’ont pas leurs parents. Se rendant compte qu’il n’est pas heureux, sa mère lui propose de venir la rejoindre en Angleterre, mais ce qu’il veut ce sont ses deux parents.
Après ce spectacle, nous retrouvons les deux filles pour les aider à remplir leur demande de visa et nous rentrons en taxi. En cours de route, une nièce de Marita nous téléphone et nous demande de la rejoindre à Makati pour diner. Diner végétarien excellent.
Après diner, nous nous mettons en quête d’un taxi pour nous ramener à notre hôtel. De 21h30 à 22h30 nous avons en vain essayé d’avoir un taxi ; tous refusaient de nous prendre prétextant que pour aller là bas il y avait une très forte circulation et beaucoup de bouchons. Comme quelques gouttes commençaient à tomber, nous avons fait appel à un oncle de Marita qui nous a envoyé sa voiture et son chauffeur. Nous avons mis plus d’une heure pour faire un trajet que nous faisons habituellement en 15 minutes. Le chauffeur nous a expliqué que dans la journée les poids lourds sont interdits dans Manille et qu’ils ne peuvent traverser la ville qu’à partir de 22h, que nous sommes sur leur itinéraire et que c’est là la raison de cet intense trafic sans compter que nous sommes vendredi soir et que s’y ajoutent les gens qui partent en week-end dans leur province.
23h30 Nous voici enfin rendus à notre hôtel.
Posté le 15.11.2007 par balikbayan
Dès levés, nous recevons un appel téléphonique d’Air Philippines ; notre avion pour Iloilo aura 45 minutes de retard. Aussi après le petit déjeuner, vers 10h, nous allons dans la salle internet pour envoyer quelques courriels. A midi nous quittons l’hôtel, un taxi nous emmène à l’aéroport en empruntant le nouveau boulevard construit sur le terrain gagné sur la baie de Manille. Au passage il nous montre le nouveau centre commercial qui vient d’ouvrir, c’est le plus grand d’Asie, nous dit-il.
13h Arrivé à l’aéroport, nous enregistrons nos bagages. Là la sécurité est encore plus draconienne. On nous demande de retirer tous les câbles que nous avons dans le sac de notre ordinateur portable et de les mettre dans la valise qui va en soute. Il faut dire que depuis quelques jours il y a eu des attentats dans le sud des Philippines et même à Manille.
Nous nous rendons au restaurant de l’aéroport pour déjeuner car notre avion a 1 heure de retard de plus. Le restaurant appartient à la chaine Délifrance. Le déjeuner est bon mais un peu cher pour les Philippines : 5 euros à deux. 16h Décollage et une heure plus tard nous arrivons à Iloilo. Liit, la cousine de Marita, et deux autres amies nous attendent. Nous n’avons pas le temps d’aller à la maison car elles ont prévu de nous emmener diner dans un restaurant au bord de la rivière.
Ce n’est que vers 21h30 que nous arrivons chez nous.
Posté le 15.11.2007 par balikbayan
Posté le 15.11.2007 par balikbayan
Vers 10h, nous prenons un taxi pour nous rendre à la banque. Lors de notre dernier séjour, nous avions mis l’argent qui nous restait sur un compte bloqué afin que les intérêts compensent la dévaluation. Aux Philippines, le cout de la vie augmente d’environ 4% par an et les intérêts qui nous ont été servis sont de 6,5%. Seulement, depuis 3 ans, le gouvernement a mis sur tous les articles une TVA qui n’existait pas auparavant. Il faut dire que comme ils n’arrivent pas à faire payer les impôts sur les revenus, la TVA est un bon moyen pour récupérer quelques impôts. A notre dernier séjour, la TVA était de 5% ; aujourd’hui, elle est passée à 12%.
De la banque, nous nous mettons à la recherche d’un endroit où je pourrai faire changer la batterie de mon ordinateur car elle ne tient plus la charge. Comme c’est un HP, on nous envoie de boutique en boutique. Enfin, nous trouvons l’unique spécialiste de HP de la ville mais il n’a pas de batterie ; il faut qu’il la commande à Singapour, et il nous dit que ça risque de couter très cher. Nous lui demandons de se renseigner et de nous tenir informé.
L’après midi, il pleut et nous restons à la maison.
Posté le 15.11.2007 par balikbayan
Il fait très humide car la pluie d’hier soir remonte avec la chaleur de la matinée. Nous allons en ville en jeepney pour faire quelques courses et consulter internet. L’après midi, ma belle sœur nous fait l’historique de la suite de nos ventes de terrains. A part quelques rares exceptions, comme nous nous en doutions, ceux qui ont acheté leur lot et qui s’étaient engagés à payer à chaque récolte ne l’ont pas fait. Nous allons avoir quelques difficiles négociations lorsque nous allons nous rendre à la ferme.
Nous n’y sommes pas encore allés parce que la voiture que l’on nous a prêtée est toujours chez le garagiste.