Voyage 2006
Posté le 21.11.2007 par balikbayan
Depuis le dernier orage, je pense qu’il faut que je fasse construire une sorte de serre pour mettre semis et plantes délicates à l’abri. Avec le truchement de Marita j’en parle à Jimmy qui aussitôt se met au travail.
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Posté le 21.11.2007 par balikbayan
Jimmy vient de poser les bambous et je m’assure qu’ils sont bien horizontaux. L’un des bambous a un trou, je m’approche pour voir si le bois n’est pas mangé par les termites. A ce moment une grenouille pointe son nez au trou comme si elle était à la fenêtre de sa demeure et se demande ce que je fais là. Elle ne se doute pas qu’elle n’est plus au raz du sol mais à 1m 40.
Posté le 21.11.2007 par balikbayan
Nous demandons à Jimmy de tuer et de plumer un canard car j’ai promis à Mari-O de lui préparer un canard à l’orange. Hier elle nous a téléphoné pour nous dire qu’elle avait acheté les oranges.
Posté le 21.11.2007 par balikbayan
Le pick-up est chargé : un sac de charbon de bois, des bananes, des noix de coco, des calamansis, des goyaves et bien sûr le canard. Il est temps de prendre la route si nous voulons arriver avant la nuit.
Les routes risquent d’être encombrées car c’est veille de 1er novembre et les gens se rendent dans les cimetières où ils vont dresser des tentes, allumer des bougies et passer la nuit et toute la journée de demain à jouer aux cartes, au ma-jong et bien sûr à manger en compagnie de leurs défunts. On vient les voir et on les invite à passer un moment avec les vivants.
Posté le 21.11.2007 par balikbayan
Ce matin nous restons à la maison je dois préparer le canard à l’orange. A midi tout est prêt. Nous aurions dû manger ce canard un peu plus tôt car il n’était pas très tendre ; Il faut dire que ce ne sont pas des canards élevés en batterie, mais des canards qui sont en liberté dans la ferme ou dans la mare. Il faut prendre des forces pour cet après midi.
A 15h toute la famille a rendez-vous dans le cimetière privé des Lopez pour la célébration d’une messe à la mémoire des disparus.
15h nous sommes sur place. Dans un grand terrain en ville les Lopez ont construit leur cimetière dans les années 1930.
Posté le 21.11.2007 par balikbayan
C’est là que reposent les ancêtres de la dynastie. Pour nous c’est un peu superficiel car d’une part nous ne sommes pas adeptes de cette commémoration des morts et de plus ni le père, ni la mère de Marita ne sont enterrés ici.
Posté le 21.11.2007 par balikbayan
Mais pour les convenances et pour ne pas blesser la famille nous avons accepté d’y venir. C’est l’occasion de rencontrer les membres de la famille que nous n’avons pas encore vus cette année.
C’est l’occasion pour la famille de se retrouver et passer un moment ensemble.
On ne parle pas beaucoup des ancêtres, on parle surtout affaires.
Posté le 21.11.2007 par balikbayan
Journée difficile sur le plan du régime : pour déjeuner nous sommes invités par une tante de Marita à déjeuner au restaurant Thai et pour diner nous sommes attendus chez Liit.
Le repas au restaurant Thai était assez banal et très adapté au goût philippin. Je crois qu’ils ont dû s’adapter pour durer car nous avions déjà dîné dans ce restaurant l’an dernier et la nourriture était plus authentique.
Le soir par contre nous avons eu droit à un vrai repas philippin : « Relyenong bangus » (il s’agit d’un poisson d’eau douce que les anglais appellent « milk fish » auquel on a retiré toute la chair en faisant attention à ne pas déchirer la peau et que l’on farci et reconstitue avec la chair du poisson, des petits pois, de l’oignon, de l’ail et des épices, et que l’on a frit.
Puis il y avait un autre plat traditionnel philippin « Calderetta ». Il s’agit d’une fricassée de cabri cuit dans une sauce à base de tomate et de lait de coco le tout accompagné d’un riz frit.
Posté le 21.11.2007 par balikbayan
En fin de matinée nous allons à SM City, l’immense galerie marchande. C’est là que se trouve notre banque. Marita doit récupérer sa carte de retraits. De là nous allons chez le coiffeur.
Ma belle sœur nous en a indiqué un qui est bien. C’est un salon avec 12 fauteuils et 32 employés 10 coiffeurs et 22 shampouineuses. Marita a décidé de changer de look. Elle feuillette avec le coiffeur un magazine pour repérer la coiffure qu’elle veut. Finalement elle trouve et le coiffeur se met au travail. Puisque je dois l’attendre autant en profiter pour me faire couper les cheveux. Ici c’est tout un cérémonial on commence par un massage du cuir chevelu puis des épaules et du dos. Il faut chasser toutes les tensions. Avec moi la pauvre fille à fort à faire. Puis c’est le shampoing avec nouveau massage. Enfin elle m’installe sur le fauteuil et le coiffeur arrive. La fille reste dans les parages pour, de temps en temps, enlever avec un petit balai les cheveux qui restent sur mes épaules. La coupe terminée c’est le nouveau shampoing et nouveau massage puis retour sur la chaise où le coiffeur fini la coiffure.
J’attends encore quelques minutes et Marita arrive transformée. Elle avait donné comme instructions au coiffeur: « une coupe qui la rajeunirait de dix ans ». C’est presque ça.
Puis nous passons à la caisse les deux coupes, shampoings et tralala : 300 pesos un peu moins de 5 euros.
Posté le 21.11.2007 par balikbayan
C’est ma journée cours de cuisine française. Dès 6h ce matin je suis allé au marché avec Lori, une amie de Marita qui a organisé ce cours. Au programme : Gratinée à l’oignon, filets de soles à la Eléonore d’Aquitaine, steak au poivre et baba au rhum.
Les courses ont été faites hier à l’exception des produits frais. Donc ce matin nous n’avons eu à acheter que les soles, les crevettes et les steaks. Le poissonnier m’a levé les filets de soles avec dextérité et chez le boucher nous avons eu la chance de trouver du filet de boeuf.
Les filets de sole à la Eléonore d’Aquitaine est une recette que je ne fais pas souvent en France vu le prix des soles et des crevettes, mais ici…au diable l’avarice avec des soles à 1 euro le kilo et des crevettes à 0,70 euro le kilo ; autant en profiter.
Nous sommes de retour à la maison vers 9h juste à temps pour le petit déjeuner.
Vers 15h on vient nous chercher. La leçon de cuisine se passe au domicile de la propriétaire d’un grand hôtel d’Iloilo. La villa est très belle dans un grand jardin avec piscine. La cuisine est aussi très vaste et équipée de tout le matériel nécessaire. Les aspirantes à la leçon de cuisine française sont au nombre de 8.