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Nom du blog :
balikbayan
Description du blog :
Carnets journaliers de mes voyages dans le monde avec photos, anecdotes et recettes de cuisine.
Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
14.11.2007
Dernière mise à jour :
29.06.2008
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Voyage 2006

181-Dimanche 26 novembre

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
Ici le dimanche tous les magasins sont ouverts, c’est même le jour où il y a le plus d’affluence. Après déjeuner nous allons au mall. Il nous faut faire des courses car demain dès que nous aurons récupéré Pierre et Myriam à l’aéroport, nous partirons pour la ferme.
Marita va mieux mais ce n’est pas encore la grande forme. J’espère que demain tout sera rentré dans l’ordre.



--

182-Lundi 27 novembre

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
A 9h nous sommes à l’aéroport.
Cet aéroport est encore en service pour quelques mois. Le nouvel aéroport que l’on construit à Santa Barbara, petite commune située à 10 km d’Iloilo sera un aéroport international doté d’installations modernes. Pour l’heure il faut attendre les passagers à l’extérieur dans la rue.
En attendant l’arrivée de l’avion qui est prévue pour 9h30 nous allons à la petite cafétéria en face boire quelque chose. Sur la table il y a le journal du jour. Le gouvernement et le sénat viennent d’adopter une nouvelle loi dont l’objectif est de rendre les Philippines non dépendantes du pétrole. Cette loi permet la transformation de la canne à sucre et d’autres produits de l’agriculture en bioéthanol. La compagnie qui gère l’industrie sucrière s’est déclarée intéressée par ce nouveau marché qui devrait aider à relever le niveau de vie des paysans et peut-être la valeur des terres.

183-Aéroport (suite)

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
On nous signale que l’avion de Manille vient d’atterrir. Nous allons donc là où la foule attend. Je remarque un panneau sur lequel est inscrit : « GINADILI-AN ANG PANGHULAT DIRI SA MGA PASAHERO » ce qui signifie : il est interdit d’attendre les passagers ici. C’est là que se presse la foule

184-Aéroport (fin)

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
Et non pas en face où a été aménagé un endroit spécial, abrité avec des bancs et signalé par le panneau : PUBLIC WAITING AREA. Tout le tempérament philippin apparaît ici. Comme nous ne voulons pas être remarqué et passer pour des touristes, nous rejoignons la foule.

Dès que Pierre et Myriam arrivent nous partons pour la ferme. En chemin nous nous arrêtons à Banate ce petit restaurant couleur locale où nous étions déjà arrêtés avec ma belle sœur. Pendant que Pierre, Myriam et Marita vont s’installer à une table je vais commander le repas. Je dis à la propriétaire, qui me reconnaît, que je fais encore un essai et que si les plats sont toujours aussi peu copieux ce sera la dernière fois que je m’arrêterai chez elle. Je commande un « adobadong alimusan nga may gata » (Il s’agit d’une tranche de poisson cuit dans du lait de coco et des petits piments.), une « calderetta » (c’est une sorte de ragoût de viande de cabri avec des pommes de terre ), un « adobong baboy » (daube de porc », un «amargosso» qui est un plat de légumes sautés avec des petits morceaux de lard, le légume utilisé et que l’on appelle ici amargosso est une sorte de cucurbitacée qui a un goût un peu amer, et enfin une soupe, que l’on appelle «lentejas », faite de petits morceaux de porc, de lentilles et de langka vert (le langka est le jack fruit que l’on consomme soit vert comme légume soit mûr comme fruit. Pour arroser tout cela nous prenons des bouteilles de soda pour les dames et deux bières pour les homme. Les tarifs sont toujours aussi raisonnables puisque l’adidtion se monte à 477 pesos 8 euros pour nous quatre.
Vers 15h nous voici arrivés à la ferme, nous nous installons, faisons visiter les lieux à nos invités, allons faire un tour en voiture sur la propriété, puis nous rentrons à la maison pour dîner.

185-Soirée à la ferme, le tucco

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
En attendant que le repas soit servi nous nous installons sur la terrase couverte et nous assistons à un extraordinaire spectacle : un très gros « tucco » guette un papillon de nuit, il avance très lentement mais sûrement vers lui. Le tucco hypnotise sa proie avant de sauter sur elle

186-Le tucco (suite)

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
le tucco a sa proie dans la gueule. les photos ne sont pas à l’envers mais nous observons la scène qui se passe au plafond
On peut voir les contractions de ses pattes qui collent au bambou, puis soudain il agite sa queue et bondit sur le papillon qu’il saisit et avale à la manière des serpents par contractions successives.

187-Fin de soirée

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
Maintenant c’est à notre tour d’aller dîner. J'ai préparé un « manok binakol » cuit dans des noix de coco fraîches.
Je redonne la recette pour ceux qui ne l’auraient plus ou qui ne l’ont jamais eue.

Soupe de poulet à la noix de coco et à la citronnelle
Ingrédients : (pour 4 personnes)

- Un petit poulet
- Feuilles de poivrons (peut être remplacé par des épinards)
- Le lait et la chair d’une noix de coco fraîche (on en trouve congelé dans les boutiques de produits chinois)
- Un oignon
- Un bouquet de citronnelle fraîche
- Un petit morceau de gingembre
- Une gousse d’ail
- Un poivron vert
- Deux pommes de terre

Préparation :

Dans une casserole faire revenir avec un peu d’huile l’oignon émincé, l’ail haché, le gingembre émincé et le poulet coupé en morceaux.
Ajouter l’eau de coco ainsi que les poivrons et les pommes de terre coupés en morceaux, le bouquet de citronnelle, le sel et le poivre les feuilles de poivron, la chair de coco fraîche et laisser cuire jusqu’à cuisson complète du poulet.
Rectifier l’assaisonnement et servir
En principe la cuisson se fait à l’intérieur de la noix de coco que l’on place dans un trou creusé dans la terre et dans lequel on a fait un bon feu afin d’avoir des braises. On referme la noix de coco avec le couvercle que l’on a découpé et on recouvre le tout de braises. La cuisson dure environ deux à trois heures. On apporte la noix de coco remplie de sa soupe sur la table. On peut faire la même cuisson dans un morceau de gros bambou vert.
J’avais aussi préparé un « bikol express », les paysans du coin nous avaient apporté des bananes, et nous avions acheté quelques mangues avant de partir. Après le repas, il est déjà 20h, la bonne heure pour aller ce coucher car demain matin nous irons à Estancia vers 5h30 pour assister à l’arrivée des bateaux de pèche et acheter un peu de poisson pour notre déjeuner.

188-Mardi 28 novembre

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
Nous réveillons tout le monde à 5h, il est temps d’aller à Estancia si nous voulons arriver avant la fin du marché. Une rapide tasse de café avant de partir, le petit déjeuner sera pour plus tard.

En arrivant à Estancia nous découvrons que les bateaux sont déjà au port et que leur cargaison est déchargée. Les poissons sont dans les bassines attendant les acheteurs.

189-Estancia (suite)

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
Je voulais un mérou mais les cheveux blonds de Myriam ont fait monter les prix. Ce qui valait 150 pesos la semaine dernière vaut aujourd’hui 400 pesos. Je refuse de me faire traiter en touriste aussi j’abandonne la transaction. Je vais un peu plus loin, seul cette fois et j’achète une magnifique daurade de 2,2kg que je paye 220 pesos (3,5 euros) ; ensuite nous allons au marché ; j’ai besoin d’un filet mignon pour préparer du porc en sauce aigre douce. Nous achetons aussi quelques pomelos qui impressionnent nos visiteurs par leur grosseur. Puis c’est le retour à la maison. Petit déjeuner copieux, il nous faut prendre des forces pour grimper sur la montagne d’où nous comptons leur faire découvrir le paysage. Nous nous préparons donc, pantalons longs, chaussures de marche, chapeaux sans oublier la lotion anti moustiques car les moustiques du coin qui m’appréciaient beaucoup semblent apprécier davantage Myriam.
En arrivant devant notre terrain on nous signale que nous avons un pneu à plat à l’arrière. Qu’à cela ne tienne nous allons le changer.

190-Crevaisons en série

Posté le 29.11.2007 par balikbayan
C’est alors que commencent les problèmes : les boulons ont été tellement serrés qu’il nous est impossible de les déserrer ; la clé qui sert à la déserrer se casse. On envoie quelqu’un en moto chercher une croix. A son retour on pense que tout va se régler dans les minutes qui suivent. C’est sans compter sur la force de celui qui les a serrés. On doit envoyer chercher un mécanicien.
En attendant je propose à Pierre et Myriam de faire l’escalade d’une petite colline d’où l’on a une vue, certes pas aussi étendue que du haut de la montagne mais intéressante tout de même.

A notre retour et après avoir bu une noix de coco pour nous désaltérer, le mécanicien arrive avec ses instruments une clé plus grosse et un tube et ce n’est qu’au prix de plus de 30 minutes d’efforts que l’on finit par remplacer la roue.
Comme il n’est pas loin de midi nous rentrons à la maison pour déjeuner car nous devons repartir vers 14h. On envoie Jimmy faire réparer le pneu pendant que nous dégustons la daurade que Maria nous a fait griller. Le porc en sauce aigre douce s’avere être de trop après la daurade nous y goûtons à peine. Quelques fruits, un bon café et nous voilà prêts à repartir.
Au bout d’une heure de route nouvelle crevaison cette fois ci c’est à l’avant sur un des pneus neufs que je venais de faire monter sur le véhicule. Toujours pas de clé pour dévisser les goujons. Nous arrêtons un camion mais qui ne peut rien pour nous car sa clé à goujon est trop grosse. Nous arrêtons la première voiture qui passe. Il a une clé, elle convient mais les goujons sont toujours aussi serrés. Un jeune homme qui passe dans le coin vient donner un coup de main. Il nous a encore fallu une demi heure pour changer la roue. Nous prenons le risque de continuer notre chemin sans faire réparer. Deux crevaisons dans la même journée c’est déjà exceptionnel, nous ne pensons pas qu’il y en aura une troisième.
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