Posté le 24.01.2008 par balikbayan
Maria me prépare les noix de coco dans lesquelles le binakol va cuire sous le regard amusé de ses sœurs et de sa fille. Son petit fils paraît très intéressé par l’opération.
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Posté le 24.01.2008 par balikbayan
Comment annoncer ça aux enfants. Nous faisons un tour des classes qui sont de plus en plus surchargées au point que chaque enfant n’a pas sa table et qu’il y a un livre pour trois élèves, je me demande si les ordinateurs sont vraiment la priorité.
Après une discussion avec le personnel enseignant, nous décidons d’attendre la décision du maire.
Nous retournons à la mairie où madame le maire interrompt une réunion pour nous recevoir. Après que nous lui ayons exposé la situation elle nous dit qu’elle va convoquer le Barangay capitaine qui est en charge de l’école et qu’elle va voir avec lui comment arranger les choses le plus rapidement possible.
Posté le 24.01.2008 par balikbayan
La salle informatique n’est pas aux normes : les fenêtres sont fixes, il n’y a aucune aération et il y fait une chaleur intenable, les ordinateurs ne résisteront pas ; le sol n’a pas été peint et il y a énormément de poussière ; le plafond n’est pas isolé ; les câbles électriques qui ont été tirés n’ont pas la section requise ; Bref nous ne pouvons pas encore faire livrer les ordinateurs. Il faut que tout soit revu, mais qui va payer ?
Posté le 24.01.2008 par balikbayan
Autre surprise en arrivant à l’école. L’installation électrique est déplorable.
Posté le 24.01.2008 par balikbayan
Je vous laisse imaginer notre réaction quand nous avons vu que la voiture de service était l’ambulance. Nous voilà donc partis à l’école en ambulance.
Posté le 24.01.2008 par balikbayan
Lorsque nous nous réveillons vers 6h tout le monde est déjà levé depuis longtemps. Nous prenons notre petit déjeuner et vers 9h nous sommes chez Liwanag ; toutes les femmes sont déjà entrain de travailler sur les patchworks. Nous allons voir Eva qui est la responsable de nos projets sur Batad. Elle enseigne au lycée agricole et occupe aussi les fonctions de conseiller technique des agriculteurs du coin. Nous en profitons pour faire le point sur notre ferme ; elle nous donne de nombreux conseils et compte tenu de nos questions elle comprend que nous sommes novices dans ce genre d’activité. Qu’à cela ne tienne on envoi un texto à Luding notre homme de confiance, qui 15 minutes plus tard est là. Eva le questionne sur ce qu’il a planté et à notre stupéfaction nous apprenons qu’il a semé du maïs transgénique entre nos manguiers. Eva nous explique que ce genre de maïs contient des poisons qui certes évitent de mettre des désherbants et des insecticides coûteux mais qui ont pour effet aussi de détruire les cultures avoisinantes. Nos manguiers risquent d’en souffrir et les effets de ces plantations durent trois ans. Eva nous propose de prendre notre ferme en charge en tant que ferme école modèle. Elle va rationaliser les plantations et gérer la ferme dans le cadre de ses enseignements. Elle va nous faire une proposition de contrat.
Puis nous mettons sur le tapis la question de l’école élémentaire de Bulak et de la salle informatique que nous avons l’intention de mettre en place. Nous n’avons pas encore eu le temps d’aller voir si les travaux de mise en sécurité de la salle sont faits, mais les échos que nous avons eus laissent à penser que les choses n’ont pas été faites correctement.
Eva propose que nous allions voir le maire. Depuis l’an dernier il ya eu des élections municipales et nous avons changé de maire. En fait c’est la femme de l’ancien maire qui a été élue. Eva la contacte pour lui demander un rendez-vous. Elle nous invite à déjeuner chez elle.
Pendant le déjeuner nous discutons de la salle informatique et le maire propose qu’après déjeuner nous nous rendions avec Eva et avec le chef des services techniques de la mairie faire une visite à l’école. Elle propose que je laisse ma voiture à la mairie et que nous y allions avec une voiture de service.
Posté le 24.01.2008 par balikbayan
En arrivant à la maison il n’y a pas grand-chose à faire, il pleut à verse. Maria, Jimmy, Mari-O, Sofia la couturière et la fille de Maria sont assis et regardent la pluie tomber ; Nous en profitons pour leur montrer le film de la soirée philippine que nous avons organisée au Triadou en avril dernier. Puis je prépare un choux fleur béchamel que je fais gratiner au four pendant que ma belle sœur regarde la version philippine de la « Roue de la fortune » animée par la fille de l’ex présidente Cory Aquino.
Dîner vers 19h30 :le choux fleur béchamel que je viens de préparer et un riz frit à l’ail et au poisson, en dessert un ananas frais. Nous regardons un film que nous avons emporté et à 21h30 nous sommes couchés.
Posté le 24.01.2008 par balikbayan
Il a plu une grande partie de la nuit et nous sommes supposés être en saison sèche. Tout le monde ici nous dit que c’est dû au dérèglement du climat. Cette nuit il a même fait frais au point que nous avons supporté une couverture légère. Par contre il n’y a pas de moustiques. Pourvu que ça dure.
La matinée a été une matinée de repos. Nous avons passé un long moment à faire le point avec le couple qui garde la maison. Ils n’ont plus de cochons, ni de poules, ni de canards car on leur vole régulièrement les animaux. Ils n’ont gardé qu’une vache. Ils nous expliquent que la vie à la campagne n’est plus ce qu’elle était et que les valeurs se perdent. Dans l’après midi nous avons pris la voiture pour aller voir nos terrains. La route est complètement défoncée et c’est avec beaucoup de difficultés que nous accédons à nos terres. Soudain un orage éclate et nous décidons de rentrer rapidement à la maison. Nous craignons que la route ne devienne impraticable et que nous ne puissions plus rentrer.
Posté le 24.01.2008 par balikbayan
Ce matin nous avons dû retourner au garage car je me suis aperçu qu’une des tôles de protection n’était pas fixée et qu’on risquait de la perdre en chemin. Cela ne prend que quelques minutes car ils se sont contentés de la retirer ; ils ne peuvent pas la refixer car la fixation est rongée par la rouille. Ils vont s’en procurer une autre et nous la placeront à notre retour. Le garagiste me conseille de prendre un bidon de liquide de frein car il ya un joint qui perd. Il l’a commandé mais ne le recevra que dans quelques jours. De là nous nous rendons chez l’avocat pour essayer de voir où en est le procès dont j’ai parlé dans mes carnets de voyage de 2006. Tout est toujours en attente d’une décision de la Cour Suprême.
Il est déjà midi ; nous déjeunons et attendons le retour de ma belle sœur qui nous accompagne à la ferme pour partir. La voiture est chargée ; j’espère que nous n’avons rien oublié.
Vers 13h45 c’est le départ. Nous passons par la route côtière pour éviter les encombrements de la ville. A notre grande surprise les travaux du pont sont terminés et les trous ont été bouchés. Les 110kms qui nous séparent de Batad sont franchis en 2h30. Il y a toujours autant d’enfants sur le bord de la route et il nous faut rouler doucement compte tenu que je ne suis pas complètement sûr de mes freins.
16h30 nous voici arrivés à Batad. Ici rien n’a changé ; la route qui va de la municipalité de Batad à Pasayan où se trouve notre maison est toujours aussi mauvaise. Heureusement que la voiture est haute sur roue et que c’est un 4X4, sinon nous ne pourrions pas passer.
Dès que nous sommes arrivés à la maison je mets en route un pot au feu. J’avais acheté tous les ingrédients la veille, et nous allons chercher Liwanag et ses deux enfants qui sont à 2 km de là. L’université leur a mis a disposition un pavillon, entièrement équipé, avec deux chambres, un très grand séjour et une salle de bain.
Dîner avec Liwanag. Nous faisons le point de la situation. Elle a constaté que les patchworks faits en son absence manquent de rigueur dans la réalisation. C’est dommage car les motifs sont très beaux. Elle a décidé d’être très exigeante et de faire défaire tout ce qui ne lui paraît pas satisfaisant.
Vers 21h nous raccompagnons Liwanag chez elle. La journée a été longue et fatigante aussi nous allons nous coucher aussitôt.
Posté le 24.01.2008 par balikbayan
Nous avons apporté à Liit un pot de confiture de figues, de cette variété qu’on appelle « couilles du pape » et je lui explique la raison de cette appellation et lui raconte l’histoire de la papesse Jeanne. Aussitôt j’attire l’attention de ces dames qui m’écoutent religieusement.